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Chronique du consultant

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2017-11-09

Quelles sont les conséquences pour les entrepreneurs québécois de ne pas préparer leur relève?

Une étude récente de la Banque de Développement du Canada démontre que les PME tardent trop à préparer leur relève. Quelles en sont les conséquences? Le lecteur trouvera ci-dessous des extraits importants d’un article offert par Les Affaires, édition du 21 octobre 2017, rédigé par monsieur Jean-François Venne, dont le contenu fournit des informations pertinentes à ce propos.

Consultation en gestion

Voici des extraits importants de cet article

«Deux données de notre rapport m’inquiètent particulièrement, lance le vice-président et économiste en chef de la Banque de développement du Canada (BDC), Pierre Cléroux. Les entrepreneurs préparent peu ou mal leur départ et ils cessent d’investir dans leur entreprise beaucoup trop tôt. Cela risque de faire baisser la valeur de leur PME et nuit à la croissance de l’économie.»

Difficile de lui donner tort en regardant les chiffres. Environ quatre entrepreneurs canadiens sur dix qui songent à céder leur entreprise dans les cinq prochaines années n’ont fait aucun effort pour mettre de l’ordre dans leurs états financiers et la plupart ne maximise pas leurs profits en prévision d’une vente.

Par ailleurs, seulement un entrepreneur sur deux songeant à se retirer continue d’investir pour assurer la croissance de l’entreprise. «Ils ne modernisent plus l’entreprise et n’investissent plus en R&D, car ils craignent de prendre des risques, explique M. Cléroux. Ils sont plus en mode de protection du patrimoine en attendant de vendre. Mais c’est un mauvais calcul, car le manque d’investissement diminue la valeur de l’entreprise et la fragilise.»

Vincent Lecorne, directeur général du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), attire l’attention sur une autre conséquence potentiellement dommageable de cette dynamique. «Si l’entrepreneur vieillissant n’investit plus dans l’entreprise et que la relève n’est pas identifiée clairement, il y a un risque de désengagement des employés, prévient-il. Des ressources humaines stratégiques peuvent même quitter la PME, la fragilisant d’autant et la rendant moins attrayante pour un repreneur.»

Mal préparés et trop optimistes

Or, près de six entrepreneurs canadiens sur dix ont au moins cinquante ans et quatre sur dix pensent se départir de leur entreprise au cours des cinq prochaines années, selon le rapport de la BDC. Pour un tiers des entreprises, ce délai est encore plus court : un à trois ans. Dans 83 % des cas, c’est la retraite qui motive le transfert d’entreprise.

La moitié des entrepreneurs vendront à une personne autre qu’un membre de leur famille, un quart compte céder l’entreprise à un proche et un peu plus d’un sur cinq la liquidera tout simplement en vendant les actifs.

Encore ici, les données de la BDC sont fort éloquentes. En effet, près d’un entrepreneur sur deux (46 %) pense compléter le processus de relève en moins d’un an et plus d’un tiers (37 %) en un ou deux ans. Plus de la moitié (53 %) estiment qu’il faudra moins d’un an à la nouvelle direction pour avoir les rênes bien en main et 13 % croient que cela se fera à peu près instantanément.

«La plupart des experts évaluent pourtant à environ cinq ans le temps nécessaire à un transfert d’entreprise réussi, note Pierre Cléroux. La prise en main de la nouvelle direction peut aussi être longue et exige souvent de l’ancien dirigeant qu’il reste pendant un certain temps, ne serait-ce qu’à titre de consultant.»

Ce manque de préparation serait particulièrement marqué au Québec. Lors de son discours prononcé à l’ouverture du premier Sommet international du repreneuriat, à Montréal en mai dernier, le directeur général des services aux entreprises et à l’entrepreneuriat du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Daniel Gagné, rappelait que seulement 13 % des propriétaires de PME au Québec ont un plan formel de relève, contre 26 % en moyenne au Canada.

«Nous n’avons pas encore cette culture entrepreneuriale au Québec, déplore Vincent Lecorne. Les entrepreneurs ne se soucient pas assez rapidement de préparer la relève et d’assurer la pérennité de l’entreprise. Ils sous-estiment de beaucoup le temps nécessaire à un transfert réussi.»

Fin de ces extraits.

Conclusion

Beaucoup d’entrepreneurs ont tendance à se concentrer davantage sur l’action au quotidien plutôt qu’à préparer le moment de leur départ de l’entreprise, et c’est certainement l’un des facteurs qui fait en sorte qu’un certain nombre d’entrepreneurs ne réalisent pas un transfert assorti de conditions optimales, ou que l'entreprise ferme ses portes au moment du départ de l'entrepreneur.

Savoir bien s’entourer facilite certainement une bonne préparation, en vue d’un transfert d’entreprise réussi…

 

Richard Lafrenière, B.A.A., Président,

Richard Lafrenière & Associés Inc.


CONSULTAnt EN FINANCEMENT, GESTION ET TRANSFERT D’ENTREPRISE


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